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Territoires contemporains | |
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| Drévillon Hervé, Roucaud Michel, Houdecek François, Les guerres napoléoniennes dans l’histoire. Historiographie et apports à l’histoire de la guerre, Paris, Éditions Pierre de Taillac / Ministère des Armées - Service historique de la Défense, 2025, 351 p. | ||||
| Laurine Drut | Mots-clés | Sommaire | Texte | Auteur | Annexes | Notes | Références | Outils | |||
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Les guerres napoléoniennes sont un sujet de recherche inépuisable pour les historiens. Depuis deux siècles, les études ne cessent de foisonner, modifiant les sujets et angles d’attaque selon les tendances historiographiques. Le bicentenaire de la mort de Napoléon Ier était l’occasion idéale pour un bilan, ce qui fut chose faite grâce au colloque organisé en 2021 par deux spécialistes de l’histoire militaire : Hervé Drévillon, professeur d’histoire moderne et directeur de l’Institut des études sur la guerre et la paix, et Michel Roucaud, chargé d’études documentaires au Service historique de la Défense. Cette institution a organisé ce colloque international en partenariat avec l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le musée de l’Armée, et la Fondation Napoléon dont François Houdecek, chargé de projets documentaires, a codirigé la publication des actes en 2025.
L’objectif de cet ouvrage est clair et réussi : faire un bilan d’étape sur l’histoire des guerres napoléoniennes depuis deux cents ans à travers vingt-cinq articles répartis en cinq grands thèmes. Articles qui s’efforcent de dresser un panorama historiographique, mais également d’explorer les dynamiques actuelles de la recherche sur un sujet dont l’abondance des sources représente un terreau inépuisable. La première partie invite à une réflexion sur des thèmes historiographiques généraux. Hervé Drévillon retrace ainsi la naissance de l’histoire-bataille dans l’étude des guerres napoléoniennes. Dès 1830, des historiens comme Alexis Monteil critiquent la fermeture sur elle-même de l’histoire-bataille, ne permettant aucune possibilité d’analyse et s’intéressant uniquement au rôle des chefs. Cette histoire-bataille se développe malgré tout au xixe siècle en écho au contexte historique. En effet, sous la Restauration, pour pouvoir célébrer les victoires des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, se concentrer sur les évènements militaires permettait d’occulter la dimension politique, dangereuse à cette époque. C’est donc une essentialisation de la guerre qui résulte de ces études, avec le rôle déterminant de Clausewitz : ce dernier fonde sa théorie de la guerre absolue sur l’invocation d’une raison universelle et éternelle, attribuant ainsi à la bataille une valeur transhistorique qui lui permet de s’adapter à toute période. Cette démarche exerce une influence sur la pensée militaire française des années 1880 jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, permettant à la pratique de la guerre de ne pas dépendre du contexte historique dans lequel elle s’effectue. Ainsi, durant ces années, le modèle napoléonien de la bataille décisive nourrit l’idée de l’offensive à outrance. Après la Première Guerre mondiale, la contribution de la démarche historique à la pensée de la guerre se prolongea dans la relance du concept d’histoire-bataille. Une vision critiquée à partir des Annales : l’histoire ne doit pas servir à élaborer des modèles, on ne peut pas appliquer d’essence transhistorique. D’où la nécessité de revenir sur les apports de Clausewitz, dont les historiens ont parfois conclu à l’essentialisation de la guerre. Bruno Colson revient sur la notion souvent mal comprise de « guerre absolue » appliquée aux guerres napoléoniennes, qui ne signifie pas « guerre totale » [1]. La guerre devient l’affaire du peuple, et non plus uniquement celle des cabinets. Un changement de mentalité qui explique le déchaînement de violence où tous les moyens sont utilisés, et que Clausewitz qualifie de « guerre absolue ». Dans la prolongation de ces réflexions épistémologiques, Bernard Gainot invite à la recherche d’une nouvelle périodisation des guerres napoléoniennes. Habituellement, l’historiographie sépare les guerres révolutionnaires (1792-1802) et les guerres napoléoniennes (1803-1815), avec l’idée que la Grande Armée est formée au camp de Boulogne en 1803-1804. Mais les guerres napoléoniennes ne peuvent être totalement dissociées de ce qui les précède, elles sont les héritières de l’Ancien Régime et de la Révolution d’un point de vue militaire. Napoléon a été formé dans l’esprit des Lumières et voyait la guerre comme un affrontement réglé entre des armées, le principe de régulation de la violence restant inscrit à l’horizon des conflits. Il faut donc, selon lui, oublier les « errements de la guerre totale » et son idée d’absolutisation de la violence, tout comme il faut prendre en compte l’anthropologie du combat. La périodicité des guerres napoléoniennes peut difficilement être fixée, puisqu’elle est à appréhender selon des rythmes spatio-temporels différenciés. Le changement majeur se situe au niveau des motivations des combattants : l’Europe napoléonienne a fait l’apprentissage des guerres nationales, où tout un peuple se bat pour la nation. Walter Bruyère-Ostells fait passer les guerres napoléoniennes dans le champ de l’histoire connectée en étudiant l’influence de celles-ci dans les tactiques militaires des guerres d’indépendance en Amérique latine. Les circulations des écrits et des acteurs diffusent les pratiques napoléoniennes de la guerre, à l’image de ces anciens officiers napoléoniens qui créent et dirigent des écoles militaires en Amérique latine. Charles-Eloi Vial termine ce panorama très large sur les conflits napoléoniens en s’intéressant aux sources dans leur globalité. Il rappelle les principaux manuscrits concernant l’histoire militaire du Premier Empire et cite les premiers historiens des guerres napoléoniennes (Adolphe Thiers, Edgar Quinet). Il invite surtout à ne pas se contenter des archives présentes aux Archives nationales ou au Service historique de la Défense, mais également à consulter les manuscrits conservés à la Bibliothèque nationale de France, peut-être moins étudiés. Il dresse ainsi un inventaire des documents dignes d’être analysés, afin de diversifier les sources. La limite étant qu’il s’agit de manuscrits rédigés par de grands personnages, favorisant ainsi une vision par le haut. Cette première partie laisse une place à des articles s’attaquant à des sujets plus précis, notamment sur les stratégies militaires. Celui de Jean-François Brun sur les « jeux de guerre », des outils de formation auprès de jeunes officiers qui montrent la nécessité d’apprendre à gérer les manœuvres internes. Michel Roucaud s’intéresse au général Camon, militaire du début du xxe siècle dont les schémas correspondent aux systèmes adoptés par Napoléon et dont les théories se diffusent après la Première Guerre mondiale, influençant notamment le général de Gaulle dans ses travaux. Enfin, Constance de Courrèges d’Agnos analyse les stratégies des éditeurs sur les guerres napoléoniennes au xixe siècle. Des stratégies éditoriales classiques qui dépendent des circonstances politiques, culturelles, économiques et sociales. Elle met cependant en avant le développement d’une nouvelle économie du livre grâce aux guerres napoléoniennes. Jamais aucune guerre n’avait produit autant d’imprimés, ce qui enclenche une nouvelle dynamique éditoriale faisant de l’histoire militaire un des sujets les plus vendus. La deuxième partie se concentre sur les campagnes militaires comme objet historique, et invite à un renouvellement historiographique des campagnes déjà étudiées. Alexander Tchoudinov considère qu’un nouvel éclairage sur la campagne d’Égypte (1798-1799) est possible, grâce à la vérification croisée des sources déjà connues et à l’analyse de documents inexploités sur l’armée d’Orient. Gilles Candela développe la même idée de redéfinir certaines campagnes afin de montrer leur importance, ici sur la campagne d’Italie (1796-1797). Une relecture historiographique de cette campagne devrait mettre en avant son rôle de laboratoire et l’étape décisive qu’elle représente entre les guerres révolutionnaires et les guerres napoléoniennes. Les premières étant un champ d’expérimentation tactique et stratégique inédit, ainsi qu’une école du feu pour une nouvelle génération d’officiers issus du rang et des bataillons de volontaires. La campagne d’Italie représente ainsi la matrice de la pensée stratégique napoléonienne, le véritable point de départ de cette épopée. D’où la nécessité de jeter un regard neuf sur cette campagne, en croisant l’abondante documentation étrangère avec les archives françaises. Idée qui va dans le sens de l’article de Bernard Gainot sur une nouvelle périodisation des guerres napoléoniennes, la campagne d’Italie nécessitant un rattachement plus marqué vers celles-ci. Autre campagne maintes fois étudiée, mais pour laquelle Marie-Pierre Rey résume utilement les principaux apports analytiques et dynamiques historiographiques : la campagne de Russie (1812). La bibliographie sur le sujet est d’une ampleur monumentale avec 5 000 ouvrages. Les grandes tendances sur l’étude de cette campagne sont une attention exclusive aux opérations militaires et stratégiques, dans le cadre d’une histoire instrumentalisée côté russe, mythifiée côté français. Mais depuis 2012, un nouveau regard apparaît, sous l’effet notamment du bicentenaire. Un renouvellement décisif est apporté par les écrits du for privé et par le croisement entre sources françaises et sources russes, qui est amené à être poursuivi. Enfin, les auteurs appellent à analyser des campagnes moins étudiées, dont les enjeux historiographiques sont pourtant centraux. Valérie Pansini déplore que la campagne du Portugal (1810-1811) soit peu investie par l’historiographie française, à l’inverse de l’historiographie britannique qui multiplie les travaux sur la Peninsular War. Elle invite ainsi à discuter certains enjeux historiographiques, comme les perspectives nationales et leurs déformations – décelables dans la dénomination de cette campagne : « les invasions françaises » dans l’historiographie portugaise – ou la personnalité des responsabilités. Pallier ce vide historiographique est indispensable, même si des zones d’ombres persisteront toujours en raison du silence des sources. Par exemple, le vécu des acteurs restera probablement inconnu du côté des simples soldats, particulièrement des soldats portugais qui n’ont laissé aucune trace directe. Après avoir passé en revue l’historiographie traditionnelle et appelé à des renouvellements sur certains aspects, la troisième partie met en lumière les nouvelles approches autour des guerres napoléoniennes. Nicolas Cadet s’intéresse à un aspect moins étudié des guerres napoléoniennes : les petites guerres, guerres asymétriques ou guérillas. Il s’interroge sur la manière dont les penseurs militaires européens du xixe siècle ont appréhendé la nature de la petite guerre, à l’aune de l’expérience acquise durant les guerres napoléoniennes. La petite guerre n’est ainsi pas envisagée comme un mode autonome de guerre, mais comme une action visant à faciliter les opérations des armées régulières, un appoint aux troupes de ligne. Autre aspect peu présent dans l’étude des guerres napoléoniennes : l’économie. Pierre Branda avance l’idée qu’« avant de perdre sur le champ de bataille, Napoléon avait été battu par l’argent » (p. 178). En employant des solutions économiques traditionnelles (apport de métaux précieux en provenance des Amériques, exploitation selon le modèle antique des pays vaincus), Napoléon est resté impuissant face aux forces de l’argent, contre une Angleterre qui était entrée dans la modernité (crédit public, monnaie). C’est donc une approche européenne, voire internationale de l’économie du début du xixe siècle, qui est ici nécessaire. Elle est présente dans l’article d’Alexander Mikaberidze, qui apporte une lecture internationale des guerres napoléoniennes, notamment parce qu’elles entraînèrent partout dans le monde des luttes pour la suprématie coloniale et commerciale. Une histoire connectée, donc, qui laisse de côté la vision européocentrée. Comme Walter Bruyère-Ostells, Alexandre Mikaberidze affirme le rôle prépondérant des guerres napoléoniennes dans les mouvements d’indépendance en Amérique latine, dans l’affermissement des ambitions impérialistes de la Grande-Bretagne et dans l’essor de la puissance américaine. Si l’expression « guerre mondiale » (p. 163) n’est peut-être pas la plus appropriée pour désigner les guerres napoléoniennes, il est évident qu’une vision décentrée de ces conflits est nécessaire au renouvellement des études napoléoniennes. La quatrième partie aborde une approche plus anthropologique du fait guerrier, en replaçant notamment au cœur des études les aspects psychologiques et sociaux. François Houdecek revient sur ce nouveau regard qui, impulsé par les chercheurs anglo-saxons [2], permet d’étudier le quotidien des combattants, de mieux appréhender l’expérience combattante et d’aborder les attitudes liées aux émotions des hommes confrontés à la peur et à la mort. Une histoire au plus près des combattants, appliquée dans un premier temps aux conflits du xxe siècle [3], et dont les historiens du Premier Empire se sont inspirés pour comprendre davantage le moral et la psychologie des soldats napoléoniens. Cette histoire au ras du sol permet de s’intéresser aux aspects concrets de guerres napoléoniennes, de leur donner chair, ce que réalise Nebiha Guiga en présentant dans son article les résultats de son travail de thèse sur le service de santé aux armées [4]. Grâce à une comparaison entre sources françaises et sources autrichiennes, elle suit le parcours des soldats blessés du moment de leur blessure à leur guérison ou leur mort, réalisant ainsi une histoire incarnée des conséquences des batailles napoléoniennes. Cette étude donne un accès privilégié au rapport au corps et à la douleur des soldats, mais permet également de comprendre l’expérience combattante et de replacer les guerres de l’Empire dans un contexte social et culturel, avec notamment l’intervention des civils dans la prise en charge des soldats blessés. Replacer l’homme au cœur des campagnes, c’est aussi utiliser l’apport d’autres sciences humaines. Grâce à l’archéologie, Frédéric Lemaire éclaire l’ampleur des guerres napoléoniennes grâce aux « archives du sous-sol » (p. 226) d’une ampleur considérable. Leur étude permet la restitution et l’élaboration d’une mémoire matérielle s’intéressant au fait guerrier et à la condition du soldat. L’article de Frédéric Lemaire s’appuie en outre sur des recherches en cours à l’île de Cabrera (Espagne), constitutives du dernier volet d’un triptyque archéologique sur le soldat napoléonien, débuté dans les camps de Boulogne et sur le champ de bataille de Smolensk/Valoutina Gora (Russie). S’intéresser aux individus, c’est aussi étudier leurs croyances et idéologies. Une étude des guerres napoléoniennes ne serait pas complète sans s’intéresser aux mythes et aux valeurs héroïques dont elles font l’objet. Stéphane Calvet s’attaque à l’héroïsme militaire incarné par la Garde impériale, qui continue d’alimenter la légende dorée de l’épopée napoléonienne. Les sources permettent une analyse interne de ce corps pour dépasser la légende et prendre conscience de l’hétérogénéité des profils et des destins de ces hommes pendant et après l’Empire. Quitterie Murail questionne quant à elle « l’esprit de corps » au temps de la Grande Armée. L’idée principale étant que Napoléon serait parvenu à transformer les débris des armées révolutionnaires en une Grande Armée fédérée, puissante, prête à tenir tête à toute l’Europe, et ce, grâce à deux grandes notions militaires : l’honneur et la gloire. Un esprit de corps certes indéniable, mais peut-être à mettre en miroir avec les taux de désertions et les refus de la conscription. La cinquième et dernière partie de cet ouvrage est consacrée aux guerres napoléoniennes comme objets culturels et mémoriels, car c'est sans doute la force de la mémoire qui a permis une étude aussi vive et intense de ces conflits depuis deux siècles. Quel autre symbole aussi puissant de la postérité légendaire napoléonienne que l’Arc de Triomphe ? Isabelle Rouge-Ducos montre que ce monument est devenu un véritable lieu de mémoire parce que Napoléon l’avait imaginé comme tel, mais également grâce aux usages du monument et de son image, devenu le lieu de recueillement et du souvenir guerrier encore aujourd’hui. La mémoire des guerres napoléoniennes est également entretenue par d’autres médias que les ouvrages d’histoire traditionnels. Les expositions permettent une approche différente, comme le présente Émilie Robbe. L’exposition « met en espace » (p. 296), raconte, montre, rend tangible l’histoire, et peut ainsi s’adresser à un public plus diversifié. Utiliser des objets authentiques pour raconter l’histoire fait vivre au visiteur l’expérience concrète du temps écoulé. Approche défendue par Boris Bouget et Christophe Pommier dans leur article. Les objets et vestiges archéologiques, outre qu’ils permettent d’incarner l’histoire, sont également des sources historiques à part entière. À travers l’exemple des armes, ils montrent que ces objets aident à la connaissance et à la compréhension d’un sujet, et sont donc complémentaires des textes. La matérialité de ces objets permettant de saisir davantage l’expérience concrète de ces hommes. L’ouvrage se termine par l’article de Valentin Barrier et Quentin Censier qui, en s’intéressant au cinéma, franchissent un pas de plus dans la volonté d’incarner l’histoire des guerres napoléoniennes. Ces conflits légendaires n’ont plus besoin de prouver leur potentiel spectaculaire. Cependant, les auteurs déplorent le fait que les films sur la période continuent de porter une empreinte idéologique et proche des lieux communs nationalistes. En privilégiant la mise en scène par le haut et en présentant une uniformité, un art de la guerre napoléonien, ces films ne suivent pas les renouvellements historiographiques sur la période et restent datés sur de nombreux points. À travers ces vingt-cinq articles, l’ouvrage synthétise, qualifie et situe les guerres napoléoniennes en tant qu’objet historique et historiographique. La majorité des articles conservent des approches traditionnelles, à raison, puisque l’historiographie des guerres napoléoniennes a longtemps stagné autour de cette histoire-bataille. Il est cependant dommage que seuls quelques articles témoignent du renouvellement des questionnements. Depuis une vingtaine d’années, un nouveau regard plus anthropologique se développe, impulsé par les chercheurs anglo-saxons et par les travaux des historiens des conflits du xxe siècle. La conclusion de l’ouvrage par Alan Forrest symbolise cette nouvelle histoire au ras du sol qui s’efforce de saisir le vécu et le ressenti des combattants [5]. Une tendance historiographique forte, replaçant le soldat au cœur des études, et qui mériterait davantage de mise en lumière ici, car, comme l’avait écrit Natalie Petiteau en 2005, il est nécessaire d’entreprendre une « anthropologie historique des guerres de l’Empire » [6]. |
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AUTEUR Laurine Drut |
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ANNEXES |
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NOTES
[1] Sur ce concept : David A. Bell, La Première Guerre totale. L’Europe de Napoléon et la naissance de la guerre moderne, Seyssel, Champ Vallon, 2010 ; Jean-Yves Guiomar, L’Invention de la guerre totale, xviiie-xxe siècles, Paris, Félin, 2004.
[2] John Keegan, Anatomie de la bataille : Azincourt 1415, Waterloo 1815, la Somme 1916, Paris, Robert Laffont, 1993 [1976].
[3] Stéphane Audoin-Rouzeau, Annette Becker, 14-18, retrouver la guerre, Paris, Gallimard, 2000.
[4] Nebiha Guiga, Les blessés de Napoléon, Paris, Passés composés, 2025. Voir notre compte-rendu : Laurine Drut, « Nebiha Guiga, Les blessés de Napoléon, Paris, Passés Composés, 2025, 400 p », Territoires contemporains - nouvelle série [en ligne], 19 septembre 2025, disponible sur : https://tristan.ube.fr/CGC/prodscientifique/TC.html.
[5] Alan Forrest, Napoleon’s men. The Soldiers of the Revolution and the Empire, Londres-New-York, Hambledon and London, 2002.
[6] Natalie Petiteau, « Pour une anthropologie historique des guerres de l’Empire », Revue d’histoire du xixe siècle. Société d’histoire de la révolution de 1848 et des révolutions du xixe siècle, no 30, 2005, p. 45-63.
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RÉFÉRENCES Pour citer cet article : Laurine Drut, « Drévillon Hervé, Roucaud Michel, Houdecek François, Les guerres napoléoniennes dans l’histoire. Historiographie et apports à l’histoire de la guerre, Paris, Éditions Pierre de Taillac / Ministère des Armées - Service historique de la Défense, 2025, 351 p. », Territoires contemporains - nouvelle série [en ligne], 1er octobre 2026, disponible sur : https://tristan.ube.fr/CGC/prodscientifique/TC.html. Auteur : Laurine Drut Droits : https://tristan.ube.fr/CGC/prodscientifique/TC/credits_contacts.html ISSN : 1961-9944 |
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